Qui sommes-nous ?

Présentation

Elodie Martin-Kobierzyki, 41 ans
Docteure en archéologie protohistorique méridionale (spécialiste des Gaulois pour faire simple!), diplômée d'Aix-Marseille Université.

Après un bac L dans le Var et un cursus universitaire assez habituel entre Lyon et Aix-en-Provence et de (très) longues années de recherche, j'ai obtenu un doctorat en Archéologie protohistorique en 2015, me spécialisant ainsi sur la Gaule méridionale et la céramique méditerranéenne antique. Je me suis longtemps intéressée à l’Égypte pharaonique - et à la Mésopotamie dans une moindre mesure - avant de me tourner vers la Protohistoire européenne et méditerranéenne avec les Minoens, les Celtes, les Étrusques, les Phéniciens, les Grecs... 

     Ayant fouillé sur de nombreux sites archéologiques en France, de la Normandie au Gard en passant par l'Auvergne, j'ai essentiellement travaillé sur les Bouches-du-Rhône. De technicienne à directrice scientifique d'un chantier de fouilles (Le Castelet, Fontvieille, 13), j'ai pu développer un grand nombre de compétences qui m'ont été fort utiles pendant mon doctorat. Durant celui-ci, j'ai étudié le mobilier céramique de trois sites archéologiques des Bouches-du-Rhône : Arles (enclos Saint-Césaire notamment), Saint-Blaise (Saint-Mitre-les-Remparts, sondage MN11) et le Castelet, ce qui m'a permis de devenir céramologue spécialiste des faciès céramiques gaulois du pourtour méditerranéen. 

     Outre l'archéologie, j'ai eu à travailler tôt pour financer mes études : barmaid et serveuse dans les trains, bateaux, restaurants et bars, hôtesse d'accueil pour une grande enseigne d'articles de sport, vendeuse en bijouterie, employée d'une centrale d'appel... J'ai surtout longtemps travaillé avec les plus jeunes en étant animatrice en centre-aérés, colonies ou garde d'enfants de 3 à 15 ans. J'ai aussi été maîtresse d'internat et surveillante puis professeur-documentaliste dans différents collèges, ainsi que chargée de cours à Aix-Marseille Universités et Montpellier. Et je suis - accessoirement - maman de 2 enfants!

Philosophie

     

     La médiation scientifique fait partie de mon métier d'archéologue. De mon point de vue, il y a des lacunes dans les relations entre les scientifiques et le public que ne sauraient pallier les festivités organisées au niveau national (Journées du Patrimoine, Journées de l'Archéologie, Fête de la Science...). Le grand public mérite de comprendre ce que font les chercheurs, d'autant que c'est lui qui finance en grande partie les recherches! Il est donc de notre devoir de scientifiques de donner un aperçu de nos découvertes, de nos hypothèses, de nos questionnements, à un public jeune et moins jeune, et de lui donner les clefs pour mieux appréhender notre travail. 

     M'appuyant tant sur ma formation académique que sur les connaissances acquises sur le terrain, je nourris mes médiations de ce que peuvent apporter les différents courants pédagogiques issus du travail de M. Montessori, C. Freinet, A. Stern ou des écoles démocratiques (Alexandre S. Neil, D. Greenberg), ainsi que des avancées actuelles en neuroscience et sciences de l’éducation (C. Gueguen, I. Filliozat, C. Alvarez...). Je fais le choix de laisser libres les enfants dans un cadre que je leur propose, afin de baser leur expérience sur des pratiques autonomes et informelles, sur l'expérience elle-même et non le concept de l'expérience. 

     Avec ConcepTruelle, j'ai pris le parti de m'amuser à faire découvrir tout cela, afin de sensibiliser le plus grand nombre d'entre nous à notre patrimoine, à notre histoire et à l'archéologie en général. Pour attiser intérêt et curiosité, il faut émerveiller, bousculer, donner à questionner et toucher : c'est que je propose lors des ateliers de médiation que je mène sur un ton léger et durant lesquels le public est invité à créer des "artefacts archéologiques" plus ou moins réalistes, plus ou moins farfelus, mais toujours dans la bonne humeur

Crédit photo :
@Priscilla Gissot Photographie, E. Martin-Kobierzyki